Réunion du 22 octobre 2013

CR réunion Roms Lille métropole 22 octobre 13

Présents Georges, Arthur, Gaston, Bertrand, Roseline, Pierre, Annick, Fernand, Danielle, Claude, Jacques-Marie, Jean-Marie, Jean-François, ________ d’amnesty de marcq un étudiant,

Excusés : Stéphanie, Sabine, Pierre-Claude, Monique,

 

Actualité

• Les salariés de l’AREAS à bout de force et d’impuissance

• Conseil communal de concertation de Lille 19 octobre Mme Staniek déclare : 67 familles sur Lille (dont hébergement d’urgence), il n’y en aura pas plus ; aucune ouverture de bâtiment abandonné ou libre, LMCU : pas un mot sur les Roms dans la dernière séance du conseil de communauté, le 18/10.

Retour de la réunion des maires dans la presse. Ci-dessous extrait de l’article du monde (il résume la situation coté  « pouvoirs »)

• VdA : les 2 terrains du campus sont voués à l’évacuation à moins que le Préfet craigne des remous et recule d’une semaine : jusqu’à la trêve hivernale ? Ceux du terrain de rugby sont partis vers la Haute Borne. Mobilisation importante des Roms concernés et d’étudiants au tribunal administraitf et sur les terrains.

Mêmes menaces pour ceux de Lezennes et du carrefour Pasteur.

• Roubaix Les situations de replis après les évacuations deviennent catastrophiques.

 

Discussion

Comment infléchir le cours des choses ? Rappeler le droit au-dessus de la loi en l’état. Privilégier  les actions locales avec les bonnes volontés ici et là mais il faut aussi retrouver un message et une interpellation  aux pouvoirs publics en se fondant sur le droit.

Janvier 2014 : rien ne va vraiment changer tout le monde cherche à prendre des mesures pour que la levée des mesures transitoires ne change rien.

Comment se grouper les uns avec les autres pour dire stop en rappelant le « scandale » des expulsions sans solution ?

Il faut éviter que Paul ne soit déshabillé pour habiller Pierre (des logements destinés à des familles des terrains du PdC ont été réquisitionnés par le préfet pour y loger les quelques familles bénéficiaires du relogement des expulsions de la métropole)

Une conférence de presse « solennelle ». :  Arthur prend les contacts. Jeudi à 14H 30.

Sur le P4. Avec une base commune pour une alerte sur la situation locale.

 

Bilan de l’action financée par la Région 

Le bilan doit être fait pour le 10/11. Il manque des documents justificatifs à rassembler pour la fin de la semaine, y compris les actions du Pas de calais. Il faut alimenter le dossier de ce qui a été fait.

 

Journée nationale Romeurope du 24 octobre 2013 : Georges y va.

 

Réunion du 12 octobre coordination régionale :

36 présents dont des personnes de Maubeuge, Valenciennes, des profs….le collectif de Lille y est espéré. Le compte-rendu est imminent

Vrai souci de grouper les forces, de mutualiser les actions, de rester vigilants, ce avec un fonctionnement souple à partir d’une plate forme minimale, et un outil de communication. Prochain RV le 14 décembre

 

Roms 3000 #2 édition d’automne est en cours de diffusion http://www.collectifroms.lautre.net/?p=579

Le Collectif 62 : 3 jours d’amitié : le 5 novembre, le mercredi 6 , le 9 novembre pour la fête. ( voir le site avec le programme complet.

http://rroms.bassinminier62.org/site/bienvenue-sur-le-site-du-festival-franco-rrom/

 

 

Prochaine réunion : mardi 19 novembre à la MRES à 18H

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A Lille, la politique de Martine Aubry

Le Monde.fr | 23.10.2013 à 07h14 • Mis à jour le 23.10.2013 à 13h36 | Par Lucie Soullier et Antonin Sabot

Humanité et fermeté. Les deux principes sont répétés à l’envi à la communauté urbaine de Lille, pour résumer la politique menée par Martine Aubry sur ce qui est devenu « le dossier Roms ». Pour la maire de Lille et présidente de Lille Métropole, le principe est simple. D’un côté, ceux qui veulent s’intégrer doivent pouvoir bénéficier de l’aide nécessaire. De l’autre, « il n’y a même pas de débat pour ceux qui ne respectent pas la loi », insiste Michel-François Delannoy, maire de Tourcoing et vice-président de Lille Métropole, chargé de la question.

On compte près de 3 100 Roms sur le territoire de Lille métropole communauté urbaine (LMCU). « C’est trop, souligne le maire PS d’Hellemmes, Frédéric Marchand. Il faudrait qu’il y ait une répartition plus judicieuse sur tout le territoire du Nord Pas-de-Calais. » Début octobre, lors d’une réunion entre les maires de la communauté urbaine, à Lille, Martine Aubry précisait que 600 d’entre eux étaient partis depuis un mois.

Combien de divisions

Pour les 2 500 Roms encore recensés, l’ancienne candidate à l’investiture socialiste met en avant la partie la plus réussie : ses villages d’insertion. A savoir une centaine de personnes sur six sites, en attendant ceux de Wasquehal et de Tourcoing. « Une bonne idée évidemment, concède Marc Philippe Daubresse, député-maire UMP de Lambersart. Mais c’est une centaine de personnes sur plus de 3 000. Que fait-on avec les autres ? »

Parmi ces « autres personnes », près de 600 sont prises en charge dans les hébergements d’urgence de la communauté urbaine. Environ 800 personnes supplémentaires disposent également d’eau, de toilettes, du passage des médecins ou encore d’une possibilité de scolariser leurs enfants sur les terrains aménagés de Villeneuve-d’Ascq et de Loos. Deux autres terrains, permettant d’accueillir une centaine de Roms chacun, devraient bientôt être aménagés grâce au financement du conseil général, « mais on attend que l’on nous aide à régler les autres problèmes », a fait savoir Martine Aubry. Car si la LMCU affirme pouvoir accueillir décemment environ 1 500 des Roms présents sur son territoire, pour les 1 000 restants : « L’Etat doit prendre ses responsabilités. »

Un discours difficile à entendre pour certaines associations. « A trop parler de chiffres, on en oublie les êtres humains derrière », soupire Yann Lafolie, président de l’Atelier solidaire. Du côté de l’opposition, on pointe la responsabilité de Martine Aubry. Après le discours de Grenoble de 2010, les évacuations avaient été quasiment gelées, durant trois mois, sur la métropole. « Martine Aubry est un pompier pyromane », lance M. Daubresse, selon qui la population Rom a été multipliée par quatre durant cette période : « Que ce soient des Roms ou des Japonais, ce n’était pas possible de les intégrer. La communauté a été dépassée avec cette arrivée massive. »

Dans les rangs de la maire de Lille, on insiste sur la nécessité d’un tel choix face à une politique discriminatoire qui ajoutait l’expulsion systématique du territoire à l’évacuation des campements. On préfère évoquer la circulaire d’août 2012, qui doit permettre de trouver des solutions de relogement après les évacuations.

De l’utilité de l’évacuation

Mais difficile de croire que les évacuations sont utiles lorsque les familles vont s’installer quelques kilomètres plus loin. « A Lille Sud, le camp s’est dispersé dans les communes alentour. On les a mis sur la route et on ne s’est plus occupé de rien », affirme M. Daubresse. Une évacuation malgré tout « inévitable » selon le préfet, Dominique Bür, qui décrit « un cloaque abominable ». « Et puis, poursuit-il, on ne peut pas dire qu’on ‘laisse tomber’. Il est normal que les propriétaires veuillent retrouver leur terrain, d’autant que certains sont destinés à des projets qui vont développer de l’emploi. »

Pour que le processus soit utile, il faut appliquer « la circulaire, rien que la circulaire et toute la circulaire », insiste Mme Aubry. Or, regrette-t-elle, elle « n’a pas été totalement appliquée » lors des dernières évacuations. Notamment la préparation en amont, permettant de trouver des solutions de relogement aux familles menacées d’une évacuation. Mais le préfet du Nord se veut précis : la circulaire d’août 2012 « ne déclare pas qu’il faut trouver des solutions individuelles de relogement pour tous, mais pour ceux qui veulent s’intégrer. »

Et puis où pourrait-on les reloger ? Le préfet évoque le manque de foncier de l’Etat. M. Delannoy compte quant à lui les « 48 000 demandes de logement en attente dans la métropole lilloise ».

« Pas le droit de renoncer »

A gauche comme à droite, on s’entend sur une chose : l’Europe doit réagir. « J’aimerais qu’il y ait des commissaires européens qui expliquent que l’on ne peut pas continuer à aider des pays qui excluent de leur territoire et traitent de cette manière des personnes qui y sont nées », lance Mme Aubry, quand M. Daubresse estime que « Mme Redding [vice-présidente de la Commission européenne] devrait vérifier que les fonds sont bien utilisés par la Roumanie ».

Mais, que l’on cherche les solutions au niveau européen, national et local, « nous n’avons pas le droit de renoncer », insiste M. Delannoy. Car lui en est persuadé, « les solutions existent ». Ou plutôt, une panoplie de solutions. Le vrai courage ? « Ce serait que le gouvernement ouvre le travail à ces populations. » Roumains et Bulgares sont en effet soumis à des mesures transitoires jusqu’au 1er janvier 2014. Mais l’enjeu est avant tout de changer les mentalités pour M. Delannoy, qui veut dépassionner le débat. Et là, le vice-président de Lille Métropole invite chacun à relire un classique : Les bijoux de la Castafiore, disparus et retrouvés dans le nid de la pie et non dans la roulotte.

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