Conférence régionale – Raisons, Objectifs et Comment.

Conférence régionale 19 février 2013 Texte pour impression

Le collectif solidarité Roms de Lille-Métropole  demande une conférence permanente régionale sur l’inclusion des migrants de culture rom

Avertissement

Le présent texte résume l’état de la réflexion du collectif solidarité Roms de Lille-Métropole sur la nécessité d’une conférence permanente régionale sur l’inclusion des Roms. Il ne saurait être considéré comme une prise de position officielle du collectif sur le sujet, ni ne saurait préjuger de l’attitude du collectif face à une éventuelle initiative préfectorale en la matière

Lille, le 19 février 2013

 

Pourquoi nous demandons une conférence permanente régionale sur l’inclusion des Roms

La situation actuelle ne peut plus durer.

Rien ne serait pire que de la laisser se dégrader.

L’issue est de faire travailler ensemble tous ceux qui sont concernés par l’accueil des Roms et les perspectives d’insertion que la République leur doit, conformément au texte de référence que constitue la circulaire interministérielle du 26 août 2012.

La conjonction des efforts de l’Etat, des collectivités locales, des associations militantes et de service social et des Roms eux-mêmes permettra d’améliorer sensiblement la situation, au profit des Roms comme de la société régionale toute entière.

La conférence régionale des parties que nous réclamons n’est pas un moment mais un processus. Elle peut être ouverte par un événement public et solennel mais elle doit s’inscrire dans la durée. Ce doit être une conférence permanente.

 

Qui sont les acteurs

La conférence régionale doit être placée sous l’égide du représentant de l’État en région.

Elle doit réunir :

des agents des principaux services de l’État concernés : logement, travail, scolarité (*), santé ;

des élus et techniciens des Conseils généraux, du Conseil régional, des intercommunalités et des grandes communes de la région, de toutes autres communes volontaires (via notamment les associations des maires du Nord et du Pas-de-Calais) ;

des représentants des associations de service social et des médiateurs présents sur le terrain, des associations engagées dans l’action caritative, des associations militantes agissant auprès des Roms (Collectif solidarité Roms de Lille-Métropole, Fraternité Roms bassin minier) ;

ainsi que des Roms eux-mêmes.

 

Quels objets et objectifs

L’objet de la conférence permanente régionale est de traiter la question rom dans le Nord – Pas de Calais, dans le cadre de la politique nationale d’inclusion demandée par l’Union européenne à ses Etats membres et des recommandations du Conseil de l’Europe.

Traiter la question rom, cela veut dire changer de paradigme par rapport aux postures d’ignorance, de négligence, voire de rejet qui prévalaient jusqu’ici, parmi les pouvoirs publics, sur ce sujet.

C’est reconnaître que la présence des migrants européens de culture rom dans notre région est légitime et qu’elle sera durable.

La conférence régionale doit être l’instance de :

- coordination des mesures d’urgence à prendre à l’égard des migrants Roms, dans le cadre de la solidarité sur le mal-logement en général,

- vigilance sur la jouissance de leurs droits et le respect de leurs devoirs,

- définition et application d’un plan d’intégration des Roms migrants volontaires.

La conférence doit aussi s’ériger en instance de partage d’information et de communication, tout en respectant les fonctions et engagements de chacune des parties.

 

Comment organiser la conférence permanente régionale

Une première réunion doit ouvrir la conférence régionale, pour que les participants se mettent d’accord sur la tâche et les objectifs et qu’ils constituent des groupes de travail thématiques.

Quelles que soient les situations considérées, il est essentiel que les Roms concernés soient consultés, invités à exprimer leurs besoins et intentions. Des décisions autoritaires, ou considérant « les Roms » indifféremment, sans individualiser les situations, ne sauraient être efficaces. La perspective à moyen terme est bien la mise en œuvre de processus différenciés d’intégration des familles volontaires pour s’inscrire dans la communauté nationale.

Une état des situations des personnes vivant dans notre région, précis et exhaustif, s’impose pour agir de manière non seulement quantitative, mais qualitative. De même, le recours à des techniciens parlant roumain, bulgare, serbo-croate et romani est indispensable.

 

Suivi et évaluation

Autour du Préfet Joly chargé de la mise en œuvre de la circulaire interministérielle dans notre région, un groupe restreint de coordination devrait être constitué pour suivre les actions engagées et apprécier les avancées.

 

(*) La question de la scolarisation des enfants doit faire l’objet d’une attention particulière, tant en termes de places dans les écoles, collèges et lycées que de moyens spécifiques d’accompagnement. La situation doit être examinée dans l’Éducation nationale et dans l’enseignement privé.

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